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Zineb Sedira, résidence avril - juillet 2025

Zineb Sedira a été accueillie en résidence du 10 avril au 10 juillet 2025

 

Zineb Sedira vit et travaille entre Paris, Londres et Alger. Son œuvre interroge l’intime et le biographique dans une perspective multiculturelle. Sedira explore les thèmes de la migration, de l'acte de raconter et des préjugés inhérents aux récits officiels. Sa pratique, qui englobe la photographie, la sculpture, l'installation et la performance, s'inspire de son histoire personnelle ainsi que d'un intérêt plus large pour la transmission sous toutes ses formes. Pour Sedira, faire de l'art est un acte de résistance : contre l'oubli, les hégémonies et le statu quo.

A l’Atelier Calder, le projet de résidence de Zineb Sedira était en lien direct avec son exposition personnelle à la Tate Britain à Londres (mai 2026), l’artiste a mis à profit son temps de résidence pour réaliser un travail de recherche, à partir d’archives cinématographiques. Elle a pu également expérimenter différents dispositifs d’accrochages.

 

C’est dans le récit familial et son parcours intime que l’artiste puise la matière de ses premières vidéos explorant les paradoxes et les intersections de son identité en tant qu’Algérienne et Française résidant en Angleterre. Elle commence par se mettre en scène, seule, avant d’intégrer des membres de sa famille, sa mère, son père ou sa fille, puis, plus tard, des protagonistes extérieurs. Ce principe de collaboration, de partage et de dialogue, que l’artiste ne va avoir de cesse de développer, est caractéristique de son processus créatif.

Au début des années 2000, après 15 ans d’absence due à la guerre civile (la décennie noire), l’artiste sillonne l’Algérie à la rencontre de ses habitants et de ses paysages, elle re-découvre son architecture, sa musique, sa littérature ou son cinéma, et développe une nouvelle approche qui s’émancipe du récit familial et fait basculer son œuvre dans une dimension plus universelle. Pour la première fois, elle produit des images sur place, plus complexes et moins dépouillées.

Dans la nouvelle méthode de travail que Zineb Sedira met en place, la recherche, les archives et la collecte de documents, de textes, de témoignages, de photographies ou encore d’objets s’inscrivent au cœur de son processus de création. Interpréter au présent les traces du passé, conserver la mémoire pour la transmettre aux générations futures, faire revivre des événements que l’on n’a pas vécus, exhumer les non-dits, les zones d’ombres et les amnésies historiques, tels sont les enjeux auxquels répondent les narrations de cette conteuse moderne.

Zineb Sedira développe un intérêt particulier pour les décennies 1960 et 1970, des périodes d’utopies marquée par les mouvements de libération africains et une effervescence créatrice qui constitue en Algérie par ailleurs un âge d’or du militantisme, notamment dans le cinéma.

Au travers de ce nouveau domaine de prédilection dont l’influence se fait de plus en plus prégnante, Zineb Sedira, qui nourrit depuis l’enfance une passion pour le septième art, s’intéresse aux notions d’altérité, de solidarité et d’hospitalité, autant de valeurs cardinales qui traversent son projet pour le pavillon français. Dans Les rêves n’ont pas de titre (2022), Zineb Sedira met en avant les liens qui unissent l’histoire de trois centres de l’avant-garde cinématographique des années 60-70 à Venise, Alger et Paris, d’où sont nées de nombreuses et fructueuses coproductions.

En 2022, Zineb Sedira a représenté la France à la 59è Biennale de Venise, elle a bénéficié de nombreuses expositions personnelles, notamment au Jeu de Paume, au Musée d’art contemporain de Marseille, Whitechapel Gallery, Londres, Dundee Contemporary Arts, Écosse, Hamburger Bahnhof, Berlin.

Plus d’informations : https://www.zinebsedira.com/

Photos Guillaume Blanc

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